Indications préalables
Au milieu des années 90, des données indéniables, cumulées lors de nombreux essais cliniques impliquant des patientes à risque plus élevé, ont permis d’établir que l’IRM du sein est un outil des plus appréciables pour l’imagerie du sein. Malgré une différence marquée entre les cohortes de patientes et les technologies IRM, les résultats concluaient à une sensibilité accrue de l’IRM, comparativement à la mammographie ou autres modalités utilisées. Krieger a évalué 2 000 patientes, âgées de 25 à 70, avec un niveau de risque évalué à 15 % de développer un cancer du sein (dont 19 % porteuses de gènes), pour lesquelles 80 % des tumeurs ont été détectées par l’IRM, comparativement à 33 % en se référant à la mammographie analogue conventionnelle. Les tumeurs ciblées par l’IRM étaient de taille inférieure à celles détectées par la mammographie analogue. Des résultats similaires ont été obtenus suite à cinq essais subséquents impliquant des patientes à haut risque. L’IRM avait une sensibilité de 71 % à 100 % comparativement de 16 % à 40 % avec la mammographie analogue.
Les indications actuelles contenues sur le formulaire de requête d’examen IRM du Centre IRM du sein Ville Marie (disponible sur le site Internet) découlent des données obtenues lors de ces essais et ceux qui suivirent :
- en complément de la mammographie et l’échographie de haute résolution pour mieux suivre les patientes à haut risque, ou les patientes avec implants mammaires
- pour mieux évaluer l’étendue locale et le stade du cancer du sein ou permettre d’identifier une néoplasie résiduelle suite à une chirurgie
- pour mieux évaluer la réponse aux traitements néo-adjuvants (pré-chirurgie) de chimiothérapie, immunothérapie ou hormonothérapie
- pour rechercher un cancer du sein occulte associé à une métastase à un ganglion lymphatique axillaire, ou évaluer une récidive locale
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