Dépistage précoce
Deux publications plus récentes et importantes ont établi que l’IRM fait maintenant partie intégrante des outils du dépistage et de la détection du cancer du sein.
LES DIRECTIVES DE L’AMERICAN CANCER SOCIETY CONCERNANT L’IRM COMME OUTIL COMPLÉMENTAIRE À LA MAMMOGRAPHIE POUR LE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN
(CA Cancer J Clin 2007 ; 57 ; 75-89).
Cet article recommande les indications suivantes pour favoriser l’IRM comme outil de dépistage du cancer du sein :
- Les porteurs de gènes et leurs parents de premier degré.
- Les patientes présentant un risque de 20 % (tel que défini par les logiciels utilisés par Clinique d’évaluation du risque du cancer sein Ville Marie).
- Les patientes ayant reçu de la radiothérapie thoracique entre l’âge de 20 à 30 ans.
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Certaines patientes se classant dans l’une des catégories suivantes (selon leurs facteurs de risque individuels cummulés) :
- risque du cancer du sein au-delà de 15 %
- carcinome lobulaire in situ
- hyperplasie lobulaire atypique
- hyperplasie canalaire atypique
- parenchyme mammaire dense et hétérogène sur mammographie
- antécédents personnels d’un cancer du sein.
Ces recommandations sont conditionnelles à une excellente qualité d’imagerie IRM interprétée par des experts dédiés à cette tâche et capables de pratiquer des biopsies guidées par IRM pour pouvoir assurer un suivi adéquat de toute évaluation suspecte.
ÉVALUATION PAR L’IRM DU SEIN CHEZ LES PATIENTES RÉCEMMENT
DIAGNOSTIQUÉES D’UN CANCER DU SEIN
(N Engl J Med, 356 ; 1295-1303).
Dans cette étude, l’IRM a permis de détecter 30 tumeurs non perceptibles par examen clinique ou sur la mammographie dans le sein contralatéral chez 969 patientes présentant un cancer du sein déjà établi. La densité du sein n’a nullement influencé la détection. Quarante pour cent des tumeurs détectés par l’IRM s’avéraient être des carcinomes canalaires in situ. La taille moyenne des tumeurs invasives, dont toutes étaient associées à des ganglions axillaires négatifs, était de 10, 9 mm. Considérant que ces tumeurs, sans intervention appropriée, sont sujettes à progresser, se transformer et s’étendre, la détection précoce devient primordiale. Les auteurs recommandent donc de considérer la pertinence d’une IRM du sein avant d’entreprendre tout traitement pour le cancer du sein.
L’éditorial qui accompagne cet article propose que le contrôle éventuel du cancer du sein dépendra dans la plupart des cas du dépistage précoce, de l’évaluation diagnostique minutieuse, suivie d’une thérapie appropriée. Il suggère de plus que l’échographie, l’IRM et la mammographie numérique vont améliorer les résultats lorsque utilisés comme substitut pour, ou comme adjuvant à, la mammographie traditionnelle sur film qui s’est avérée non concluante pour certaines patientes. Tout en proposant l’IRM, l’éditorial précise également que la mammographie numérique s’est avérée plus efficace chez les jeunes femmes. Puisque la mammographie traditionnelle sur film n’identifie pas tous les types de cancer, la nouvelle génération d’outils tels que l’IRM et la mammographie numérique pourront pallier à cette lacune.
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